Dits n° 22 – Musées pour cible

Auteurs : ouvrage collectif
Editeur : Musée des Arts Contemporains au Grand-Hornu (2018)

Broché : 144 pages
Langue : français
ISBN : 978-2-930368-72-6

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19,00

RÉSUMÉ

La revue du Musée des Arts Contemporains au Grand-Hornu (MAC’s) fait peau neuve avec un nouveau numéro consacré au thème du musée et de sa critique par les artistes. Dits n° 22 offre un panorama de projets artistiques contemporains et internationaux proposant une réflexion sur la notion muséale, avec Yto Barrada, Christoph Büchel, Jacques Charlier, LaToya  Ruby Frazier, Tamar Guimarães, Jompet Kuswidananto, Wesley Meuris, Rei Naito, Ryue Nishizawa, Noah Purifoy, Dayanita Singh, Fiona Tan et Fred Wilson.
Avec l’art contemporain, par un retournement de situation politique né de la contre-culture occidentale des sixties, le musée a cessé d’être aux mains des seuls conservateurs et commissaires pour passer également entre celles des artistes. Dans cet esprit utopique ou subversif, le modèle muséal est devenu la cible d’actes créatifs, parfois violents, visant à le vivifier, à le rendre plus proche de la nature, de la réalité sociale, mais aussi du vécu personnel. Avec peu de moyens, comme le sculpteur afro-américain Noah Purifoy, ou avec l’appui de puissants mécènes, comme l’artiste Rei Naito et l’architecte Ryue Nishizawa, le musée s’est éloigné parfois du chaos des villes pour s’installer dans un désert aride ou sur une île paradisiaque. Démasqué comme une institution autoritaire conditionnant notre regard et contrôlant l’histoire, celle racontée par les vainqueurs, il a vu aussi ses dispositifs d’exposition, indépendamment de sa mission (ethnographie, histoire de l’art, zoologie), minés par les interventions de Fred Wilson, renversés par les constructions de Wesley Meuris, parodiés par les pastiches de Jacques Charlier ou encore détournés par Christoph Büchel qui transforme ses salles en centre pour réfugiés. Enfin, cette étude de cas où le musée est pris pour cible ne serait complète sans la résistance que Tamar Guimarães, Fiona Tan et Dayanita Singh opposent à l’inertie des collections, en mobilisant la mémoire des images au sein de musées imaginaires, poétiques ou encore portatifs, à l’instar du Nanomuseum conçu par Hans-Ulrich Obrist.
Textes de Jérôme André, Patrice Debry, Mathias Desbonnets, Julien Foucart, Denis Gielen, Houda Hamid, Aurélien Jacob, Thierry Lenain, Joanna Leroy, Sophie Trivière.

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